Dans la tourmente blanche

On retourne au blanc… Vendredi soir, après le travail, le givre sur les arbres quelques centaines de mètres au dessus de la maison me faisant de l’oeil depuis plusieurs jour, une sortie s’imposait. Nous n’avons pas été déçu, l’ambiance était réellement là. Au bout d’une demi heure, la neige s’est invité créant une ambiance tourmentée et glaciale. Le genre de balade qui se terminent sous une couverture avec un bon café!

Un peu de couleur…

… Dans ce monde de blanc.

Une petite image rétrospective de 2009, pendant la saison où il faisait encore chaud… Quand je parlais des images qui ne nous saute pas aux yeux immédiatement pendant le tri (dans l’article précédent) ; En voici une justement. Il a même fallut que ce soit les autres qui m’ouvrent les yeux à cette image. J’avais beaucoup d’espoirs en la réalisant sur le terrain, mais mes souvenirs déformés m’ont poussé à presque la rejeter de mon catalogue… et pourtant… Une semaine après, je la plaçais dans la tête des images de la longue série de cette chenille de papilio Machao (papillon Machaon en français)!

Papilio Machao

Le choix dans nos images ; laissons nous le temps!

Graines de Clématite

Voici bien une question récurrente que se pose tout photographe d’aujourd’hui… quelles images garder, lesquelles jeter? Une interrogation qui n’avait bien entendu pas du tout la même importance il y a peu pour le simple amateur ; celui ci ne pouvant généralement se permettre de réaliser 2000 images par mois… Une chose devenue possible depuis le numérique. Cette nouvelle technologie a amené son lot d’avantages et aussi … d’inconvénients (sans même parler des revenus des professionnels).

C’est donc bien un tri drastique qu’il nous faut désormais opérer dans notre base de donnée et ce de façon régulière, sous peine de devoir investir tous les 6 mois dans un nouveau disque dur… Une question se pose alors : comment réaliser ce tri. D’aucun dirons que c’est un travail à faire au long cours et au retour de chaque sortie, d’autre que ca se fait à intervalles réguliers… J’ai personnellement adopté une méthode intermédiaire. Pourquoi? Tout simplement parce que je considère que le tri étant une notion totalement subjective, elle dépend donc en grande partie de notre humeur du moment.

Mon tri s’effectue donc en général en 2 à 3 étapes. Sachez résister à l’envie de décharger votre carte mémoire immédiatement au retour de la balade! Les émotions et l’ambiance sont encore trop présentes dans votre esprit pour permettre d’apprécier des photos brutes sortant du capteur de votre appareil. Surtout si vous photographiez en RAW, il est très fréquent que les images non post traitées soient trop neutres et ne reflètent en aucune manière ce que vous avez ressentit sur le terrain!
Personnellement j’attends plutôt le soir ou quelques heures que le souvenir commence à perdre ses émotions. Je fais un premier tri, purement technique qui me permet d’isoler les photos vraiment ratées (problèmes de cadrage, flous,…etc). Certaines images sortirons évidement du lot comme étant réussies. Mais méfions nous, ce ne sont pas toujours les meilleurs qui sautent aux yeux!
Une fois ce premier tri effectuer, je m’emploie à tagger mes images avec les ITPC, mot clés et tout ce qui me permettra de retrouver les images plus tard. S’en suit un « trippotage » des images dites réussies qui me permet d’évaluer leur potentiel rapidement et de mettre des notes en fonction du temps que j’y accorderai plus tard.

Généralement ce n’est que quelques jour plus tard que j’exploite pleinement les images d’une série. Une fois que les émotions du terrain, les ambiances, ne sont plus qu’à l’état de souvenir. Le but est alors à l’aide du développement de retranscrire ce que j’ai vu… A savoir ce que je me souviens avoir vu! Et c’est bien là, selon moi, le plus important en photographie artistique :transmettre une émotion… pas forcément une réalité.

C’est parfois plusieurs jours, voir plusieurs mois après que certaines images révèlent leur saveurs… Il est donc important de ne pas jeter ce qui est techniquement réussi… Et surtout d’y revenir régulièrement pour refaire le tri!

Bien évidement tout ceci perd beaucoup de son sens lorsqu’il s’agit de photographies destinées à une agence ou tout autre clientelle dont l’objectif et d’avoir la « réalité » et des images justement… neutres, modelables…

Completement givré!

Voilà quelques semaines que j’attendais cela… Un peu de lumière sur le givre matinal. Ce Samedi, peu de givre, mais une lumière comme on en rêve quand on fait de la photographie! Heureusement dans la région les zones humides ne manquent pas et c’est confiant que je suis allé dans ma tourbière préférée. J’ai ramené une petite série de jeux de lumières avec les herbes folles complètement givrées…

Plus rien du tout!

Oui, c’est le terme : plus rien du tout. Entre la neige, la pluie, le manque de luminosité le soir quand je rentre du travail… ou quand j’y vais… cela va faire un mois que je n’ai pas sortit le 100mm macro… et là, j’avoue que je commence sérieusement à tourner en rond.

Voici une image qui s’est beaucoup inspiré des derniers travaux de Xavier Coulmier… de la glace. Certains y on vu… certaines choses (n’est ce pas mme Perret?). Moi je n’ai voulu prendre qu’une bulle emprisonnée dans de la glace ; j’aimais beaucoup les couleurs et je n’attends que la prochaine gelée avec de bonnes conditions pour y retourner… quand la neige aura fondu!

Réflexions…Pas grand chose…

… à se mettre sous la dent ces derniers temps. En effet, si la neige est vraiment un élément magnifique, elle recouvre absolument tout et avorte toute tentative de photographie autre que le paysage. Mais en cherchant bien on trouve toujours un petit rien qui peut à lui seul créer une image, sans prétention bien sûr, mais qui apporte son petit morceau de satisfaction…

Sans aller jusqu’au nihilisme de ceux qui prônent qu’une toile totalement blanche est un tableau, je milite pour le fait que se creuser la tête pour trouver un sujet, même en plein hiver est une bonne chose. Un très bon exercice même, qui permet de garder l’habitude, la forme, et surtout qui développe à mon sens l’oeil du photographe. Qu’en sera -t-il au printemps quand tout reviendra et que notre oeil aiguisé à l’extrême par l’hiver se jettera sur cette profusion de sujets?!!  Je pense que c’est aussi cela la photographie de nature : apprendre à nous contenter de ce qu’elle a à nous offrir à un instant donné. La photographie, c’est la rencontre d’un sujet, d’une lumière et d’un individu (équipé d’un appareil bien sûr) qui va faire des choix (cadrage, angle, réglages etc…). L’hiver, les sujet macro sont rares, la lumière pas souvent idéale (mais quand elle l’est que c’est beau!)… reste le photographe qui doit se donner à 150% pour produire des images.

Bien entendu tout ceci n’est valable que si ce dernier a envie de faire des photos. Ce n’est nullement une obligation et se forcer serait complètement idiot. Mais je maintiens que parfois se donner « un coup de pied aux fesses » en hiver pour sortir faire des images  peut donner des résultats sympas.

Cascade de lierre

Une des rares choses réellement esthétique au premier coup d’oeil que j’ai pu trouver dans mon nouveau coin… que je ne vous ai pas encore présenté. Cela viendra… quand j’aurai réussi à réaliser une photo d’ensemble qui me convient tant cet endroit est fouillis : un marécage suintant l’humidité avec une végétation presque hostile tant elle est dense.

Le fond sur ce cliché est pour une fois assez présent ; je souhaitais faire ressortir légèrement l’environnement  du lieu.

Elles ont froid, et faim!

Depuis 2 jours nous avons eu le retour de la neige. Normal, me direz vous, c’est embêtant pour aller travailler et sympa pour se promener… et j’ai repris le boulot il y a 2 jours… bon passons. Ce blanc manteau n’a pas que des inconvénients, car il fait aussi venir pas mal d’oiseaux affamés près de la maison en quête de nourriture… ce que je leur fournis sous l’oeil attentif du 300mm. La section oiseaux de la galerie risque de grossir rapidement ces prochains temps vu les conditions météo annoncées.

Mésange Charbonnière à la mangeoire

Arbres torturés

Tels des défenseurs du coucher de soleil ces deux châtaigniers se dressent sur notre passage avec leurs branches torturées se détachant dans le ciel. Une image ouverte, ou chacun y voit un peu ce qu’il a envie de voir. Certains l’ont trouvé angoissante, d’autres pleine d’espoir au contraire… Personnellement, je l’ai construite autour d’un sentiment de « lumière au bout du tunnel ». La porte ouverte par les arbres donne sur une vaste prairie verdoyante.

Retours sur le SIGMA 70-300 DG APO macro

Je n’avais pas pour habitude (ni pour volonté d’ailleurs) d’écrire des articles techniques jusqu’à présent. Pourtant un certain nombre de mes connaissances m’y ont poussé récemment. C’est pourquoi je vais tenter de temps en temps de partager brièvement par écrit le peu que je sais sur un sujet, un type de matériel, une technique…

L’objet du jour sera donc l’objectif de chez l’opticien SIGMA 70-300 DG APO « macro ».  Je mets volontairement macro entre guillemet car il faut bien être conscient que cet objectif ne permet pas la descente au rapport 1:1 qui est le rapport macro. Par contre en proxi photo, il permet d’aller jusqu’à 1:2 à 300mm. Attention à ne pas confondre avec la version DG uniquement, qui a relativement mauvaise réputation… et surtout qui n’est pas l’objet de cet article.

L’objet de cet article n’est pas un test scientifique avec démonstrations et mesures à l’appui, mais bien un retour d’expérience avec ce caillou, ce qui, convenons-en, est quand même l’essentiel ; rien ne vaut la pratique sur le terrain.

Ceci étant dit, voyons un peu ses caractéristiques et ses utilisations possibles.

Caractéristiques techniques

Ouverture de l’objectif f/4 – 5.6
Focale mini 70 mm
Focale maxi 300 mm
Mise au point mini. 150 cm (95cm en position Macro de 200 à 300 mm)
Stabilisateur d’images Non
Poids net en g 550







A cela il faut ajouter son prix : autour de 250 euros... ce qui est donné pour un objectif de ce range et surtout… de cette qualité optique.

Pour le prix, comme à son habitude SIGMA offre la housse de transport et le pare-soleil qui va bien… On ne peut pas en dire autant de certains… (Qui a dit que Canon était radin avec ses clients?). Nous nous retrouvons donc avec un objectif d’une couverture de focale relativement large, donc polyvalent. La construction est tout plastique (sauf les verres bien sûr), il ne faut pas non plus attendre des miracles à ce prix-là!

Le piqué est bon à très bon dans l’ensemble jusqu’à 250mm, après il perd assez rapidement, jusqu’à devenir franchement « mou » à 300. Son ouverture faible n’en fait pas un foudre de guerre en portrait, bien que le fait que ce soit un zoom reste un avantage certain. Son poids est également un atout non négligeable dans un évènement comme un mariage.

300 mm étant la focale de base de la photographie animalière… que vaut-il dans ce domaine ? Malheureusement, c’est bien ce domaine qui m’a poussé à le changer pour un 300mm F4L ; mais on ne parle plus du tout du même monde en terme de polyvalence, de poids et surtout… de tarif. Soyons clair, son manque cruel de piqué à 300mm, son ouverture à 5.6 (relativement faible) et son absence de stabilisation n’en feront pas un foudre de guerre des affûts. De plus, et c’est bien là la plus grosse lacune à mon sens, la motorisation n’est pas ultrasonique… et manque honnêtement de dynamisme.  Je le conseillerai en appoint dans un sac de montagne si à tout hasard vous rencontriez des animaux intéressants. Dans ce genre de situation son très faible poids est un avantage non négligeable à coté des 1.2Kg ou bien plus des 300mm fixes.

La 3° utilisation que j’en fais est la proxi photo ou photo rapprochée et c’est réellement dans ce domaine qu’il excelle vraiment. Comme mentionné plus haut, pourvu qu’on ne le pousse pas dans sa focale limite, le piqué est loin d’être ridicule (voire surprenant pour le prix) et ce, dès la pleine ouverture. Mentionnons également qu’il ne produit aucune aberration chromatique et ce, à n’importe quelle focale, ce qui est réellement un exploit sur un pareil zoom. Pour tout ce qui est fleurs, je conseille vraiment cet objectif ! Les fonds à 250mm en se rapprochant sont souvent  somptueux.  Pour les insectes, tout est possible également ; en revanche le manque de précision de la bague de mise au point lui fera défaut assez souvent au début; mais avec de l’habitude, cela passe très bien.

En résumé :

Points positifs :

- Prix (environ 200-250€)

- joli piqué jusqu’à 250mm

- Aucune aberration chromatique

- Poids très léger

- Superbes résultats en photographie posée, réfléchie (fleurs,arbres, animaux pas trop véloces…)

Points négatifs :

- Construction plastique pas très solide (cela dit je ne l’ai pas encore cassé après 5000-10000 cliché avec)

- Pas de motorisation ultrasonique (suivit des mouvements rapides laborieux)

- Pas de stabilisation (nécessite assez rapidement l’emploi du pied en faibles conditions lumineuses)

Mon ressenti terrain :

Après 1 an et demi avec cette optique sur le terrain, un seul mot me vient à l’esprit : je la conserve ! Son poids notamment en fera toujours un compagnon de randonnée, la ou les grosses optiques deviennent pénibles à transporter. Un objectif qui, s’il est employé pour de la photo reposée et réfléchie, donne d’excellents résultats tant qu’on reste dans la plage 70-250mm ! A déconseiller pour toute capture de mouvements et si la focale 300mm vous est réellement indispensable. Si tel est le cas, il est préférable de se tourner vers une optique qui possédera le moteur ultrasonique et éventuellement la stabilisation… mais le prix n’est pas le même!

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Coups de coeur photographique