Rencontre inatendue
Ce n’est pas parce qu’on est photographe macro, qu’on a le nez par terre et qu’on vit la plupart du temps au raz du sol qu’on ne profite jamais de rencontre à l’étage supérieur. La position couché très usité par les photographes de mon espèce a même tendance à effacer notre présence et nous amener parfois à faire des rencontre toalement fortuites. C’est dans ces conditions qu’on est content de maitriser parfaitement son matériel pour pouvoir rapidement improviser une séance de prise de vue le téléobjectif calé sur une motte de terre. Ce jeune chevreuil avec ses bois de l’année a semblé tout aussi surpris que moi quand il a entendu le bruit de l’obturateur…
Coup d’envoi de la saison macro
Et bien ce coup ci, c’est vraiment parti! Après les crocus de la semaine passée, les primevères et les perce-neige ont commencé à poindre dans les herbes rases aplaties par 4 mois de neige, de gel et de pluie. Une vraie bouffée de fraicheur dans la pratique de la photographie macro! Même si chaque année se ressemble, on ne se lasse jamais de revoir les premières lueurs du printemps!
Le retour des couleurs
Enfin! Une image qui va trancher avec la précédente!! Après 4 mois de marron, noir, blanc et autres camaïeux de gris, le capteur a revu des couleurs. C’est donc un crocus de Naples qui ouvre le bal cet année. une fleur pas facile à isoler du fond à cause de sa faible taille.
Épures pinsonnes
Après le rougegorge que je vous avais présenté en Décembre, j’ai continué à « camper » derrière les rideaux des fenêtres de la salle à manger pour guetter les oiseaux de plus en plus nombreux qui se donnent rendez-vous à la mangeoire sur la terrasse. Le blanc de la neige donne l’occasion de réaliser des images très épurées… Aujourd’hui c’est le tour du pinson des arbres.
Un endroit prometteur
Voici un lieu que j’ai « découvert » en début d’automne 2009 : Un bel étang, bien isolé, pas trop entretenu… l’idéal pour les Odonates et autres espèces fragiles (j’y ai même vu des écrevisses). J’y suis retourné la semaine dernière afin de voir l’endroit en plein hiver. Un lieu isolé, plein de calme et de silence… J’ai hâte de revoir cet endroit au printemps avec les insectes, les fleurs et autres espèces… le blanc commence à devenir pesant pour les photographes macro.
Dans la tourmente blanche
On retourne au blanc… Vendredi soir, après le travail, le givre sur les arbres quelques centaines de mètres au dessus de la maison me faisant de l’oeil depuis plusieurs jour, une sortie s’imposait. Nous n’avons pas été déçu, l’ambiance était réellement là. Au bout d’une demi heure, la neige s’est invité créant une ambiance tourmentée et glaciale. Le genre de balade qui se terminent sous une couverture avec un bon café!
Un peu de couleur…
… Dans ce monde de blanc.
Une petite image rétrospective de 2009, pendant la saison où il faisait encore chaud… Quand je parlais des images qui ne nous saute pas aux yeux immédiatement pendant le tri (dans l’article précédent) ; En voici une justement. Il a même fallut que ce soit les autres qui m’ouvrent les yeux à cette image. J’avais beaucoup d’espoirs en la réalisant sur le terrain, mais mes souvenirs déformés m’ont poussé à presque la rejeter de mon catalogue… et pourtant… Une semaine après, je la plaçais dans la tête des images de la longue série de cette chenille de papilio Machao (papillon Machaon en français)!
Le choix dans nos images ; laissons nous le temps!
Voici bien une question récurrente que se pose tout photographe d’aujourd’hui… quelles images garder, lesquelles jeter? Une interrogation qui n’avait bien entendu pas du tout la même importance il y a peu pour le simple amateur ; celui ci ne pouvant généralement se permettre de réaliser 2000 images par mois… Une chose devenue possible depuis le numérique. Cette nouvelle technologie a amené son lot d’avantages et aussi … d’inconvénients (sans même parler des revenus des professionnels).
C’est donc bien un tri drastique qu’il nous faut désormais opérer dans notre base de donnée et ce de façon régulière, sous peine de devoir investir tous les 6 mois dans un nouveau disque dur… Une question se pose alors : comment réaliser ce tri. D’aucun dirons que c’est un travail à faire au long cours et au retour de chaque sortie, d’autre que ca se fait à intervalles réguliers… J’ai personnellement adopté une méthode intermédiaire. Pourquoi? Tout simplement parce que je considère que le tri étant une notion totalement subjective, elle dépend donc en grande partie de notre humeur du moment.
Mon tri s’effectue donc en général en 2 à 3 étapes. Sachez résister à l’envie de décharger votre carte mémoire immédiatement au retour de la balade! Les émotions et l’ambiance sont encore trop présentes dans votre esprit pour permettre d’apprécier des photos brutes sortant du capteur de votre appareil. Surtout si vous photographiez en RAW, il est très fréquent que les images non post traitées soient trop neutres et ne reflètent en aucune manière ce que vous avez ressentit sur le terrain!
Personnellement j’attends plutôt le soir ou quelques heures que le souvenir commence à perdre ses émotions. Je fais un premier tri, purement technique qui me permet d’isoler les photos vraiment ratées (problèmes de cadrage, flous,…etc). Certaines images sortirons évidement du lot comme étant réussies. Mais méfions nous, ce ne sont pas toujours les meilleurs qui sautent aux yeux!
Une fois ce premier tri effectuer, je m’emploie à tagger mes images avec les ITPC, mot clés et tout ce qui me permettra de retrouver les images plus tard. S’en suit un « trippotage » des images dites réussies qui me permet d’évaluer leur potentiel rapidement et de mettre des notes en fonction du temps que j’y accorderai plus tard.
Généralement ce n’est que quelques jour plus tard que j’exploite pleinement les images d’une série. Une fois que les émotions du terrain, les ambiances, ne sont plus qu’à l’état de souvenir. Le but est alors à l’aide du développement de retranscrire ce que j’ai vu… A savoir ce que je me souviens avoir vu! Et c’est bien là, selon moi, le plus important en photographie artistique :transmettre une émotion… pas forcément une réalité.
C’est parfois plusieurs jours, voir plusieurs mois après que certaines images révèlent leur saveurs… Il est donc important de ne pas jeter ce qui est techniquement réussi… Et surtout d’y revenir régulièrement pour refaire le tri!
Bien évidement tout ceci perd beaucoup de son sens lorsqu’il s’agit de photographies destinées à une agence ou tout autre clientelle dont l’objectif et d’avoir la « réalité » et des images justement… neutres, modelables…
Completement givré!
Voilà quelques semaines que j’attendais cela… Un peu de lumière sur le givre matinal. Ce Samedi, peu de givre, mais une lumière comme on en rêve quand on fait de la photographie! Heureusement dans la région les zones humides ne manquent pas et c’est confiant que je suis allé dans ma tourbière préférée. J’ai ramené une petite série de jeux de lumières avec les herbes folles complètement givrées…
Plus rien du tout!
Oui, c’est le terme : plus rien du tout. Entre la neige, la pluie, le manque de luminosité le soir quand je rentre du travail… ou quand j’y vais… cela va faire un mois que je n’ai pas sortit le 100mm macro… et là, j’avoue que je commence sérieusement à tourner en rond.
Voici une image qui s’est beaucoup inspiré des derniers travaux de Xavier Coulmier… de la glace. Certains y on vu… certaines choses (n’est ce pas mme Perret?). Moi je n’ai voulu prendre qu’une bulle emprisonnée dans de la glace ; j’aimais beaucoup les couleurs et je n’attends que la prochaine gelée avec de bonnes conditions pour y retourner… quand la neige aura fondu!













